Eliminatoires- Mondial 2022 : RDC, Les Winners et les Loosers de cette double confrontation face à Madagascar

Après une semaine compliquée de la part des léopards, une victoire à l’aller (2-0) et une défaite au retour (0-1) face aux Bareas de Madagascar, L’heure est venu de faire le bilan des gagnants et des perdants de l’effectif Congolais convoqués pour ces matchs.

Les Winners, Mbokani et Edo mènent la danse

Après un retour réussi au sein de la sélection avec deux buts en autant des matchs , Dieumerci Mbokani a une fois de plus prouvé qu’il mérite sa place dans cette sélection. L’ ancien avant centre de Norwich a mis une fois de plus tout le monde d’accord en marquant un but et en délivrant une passe décisive lors de la victoire (2-0) face aux Malgaches à Kinshasa. L’avant centre congolais est de loin le meilleur joueur congolais de cette première phase d’eliminatoire du mondial Quatar 22.

La deuxième meilleur note revient à Edo Kayembe. Le milieu relayeur d’Eupen en Belgique n’a pas tardé à se mettre les congolais dans la poche. Pour sa première titularisation, il a tout simplement était impeccable. Très bon dans la récupération et une vision de jeu faramineuse, un profil qui manquait à l’équipe et qui poussait même le sélectionneur à faire appel à Mbemba Chancel pour dépanner à ce poste de la médiane. Edo a valablement honoré sa première et deuxième titularisation, lui a bon était appelé plusieurs fois en sélection mais très peu utilisé.

Une autre performance à saluer, c’est celle de Chadrak Akolo. Tel un phénix qui rénnait de ses cendres, l’attaquant congolais a prouvé que la sélection congolaise avait encore besoin de ses services, longtemps critiqué sur son manque de réalisme, son manque de justesse sur les dernières passes, et sur son manque d’imagination qand il s’agit de déborder ou de percuter la défense. l’Amienois a répondu de la plus belle de manière à ces critiques en marquant un de deux buts congolais de ce double confrontation, un but qui le remet dans les plans du sélectionneur mais surtout dans les cœurs des congolais.

Les loosers, Cuper en mode patron, Bakambu, Luyindama et Sankala au fond du trou

« Mascotte » c’est le terme qui défini le mieux le rôle d’Hector Cuper à la tête de la sélection congolaise. Le technicien Argentin depuis sa nomination n’a pas encore réussi à dompter ces poulains, l’une des raisons évoquées serait la langue parlée par le technicien. Celui-ci maîtrise mieux l’espagnol et l’anglais tandis que la majorité des joueurs congolais parlent le français et lingala. Certes il y’a un traducteur qui facilite l’échange entre le coach et ses joueurs mais il y’a une sagesse populaire qui dit  » on peut avoir le bon message tout en étant un mauvais messager « .

Cédric Bakambu, l’attaquant de Beijing a complètement passé à côté de cette double confrontation. Le plus gros salaire africain a surpris tout le monde sur ses choix pendant les matchs, là où on a l’habitude de le voir tenter de frapper, étonnement il a passé le ballon ou tenté de deborder. Des situations prouvant à suffisance que l’ancien joueur de Villareal est en manque d’inspiration. Un moment de faiblesse qui pourrait profiter à Ben Malango qui lui n’est pas toujours titulaire mais quand il monte sur le terrain, il se distingue par sa puissance et sa participation dans sa détermination à chercher le cadre adversaire.

« The Big Boss à la ramasse » depuis plusieurs matchs déjà, Luyindama ne rassure plus, le joueur de Galatasaray n’est plus le patron de là qu’il était quand il jouait encore dans le club Belge d’Anderlecht, cela s’explique par ses mauvaises relances, ses mauvais positionnements et ses interventions hasardeuses pendant les matchs. La sélection congolaise n’est pas orpheline des défenseurs centraux, bien au contraire les talents locaux comme Inonga Baka et internationaux comme Chris Mavinga peuvent remplir ce rôle à merveille.

•Sankala, la malédiction continue. Victime de la concurrence rude qu’il y’a toujours eu sur ce flanc gauche de la défense, d’abord l’expérimenté Kasusula, en suite Lomzlisa et maintenant Ngonda, le latéral n’est visiblement pas fait pour la sélection congolaise.

Titularisé à la première manche de cette double confrontation face à Madagascar, Fabrice ne savait trop quoi faire avec et sans le ballon sur le terrain, une contre-performance qui a profité à Ngonda qui lui l’a fait vite oublié.

Moutousamy, Ngoma voir même Mbemba et les autres joueurs présents à la sélection n’ont pas été cité puisque ils ont fait comme d’habitude. S’assurant la confiance des congolais en général et du sélectionneur en particulier pour les prochains rensemblements.

Pascal Basheka

RDC : Daniel, 10 ans, enfant ambulant du pèse-personne, rêve devenir président de la république

 » Les sublimes rêves, même loin d’être réalisables ne sont que des manifestations pragmatiques d’un subconscient heureux « , cette citation du patho climatogue Mostefa Khellaf colle parfaitement à la personnalité de Daniel. Âgé de 10 ans et vivant dans une précarité avec sa famille, il rêve de devenir un jour président de la RDC. Il assure que c’est par le biais de l’éducation qu’il parviendra à réaliser son ultime rêve. Je vous raconte comment on est parvenu à se parler.

Par David Kasi

Il est 18h 30 ‘. Après une émission à la radio avec un ami, ont se décident de recharger nos portables en prenant un verre, un verre de Soda bien sûr. Soudain, un garçon portant un t-shirt faisant deux fois sa taille, un jeans en délabrement et un pèse personne sur deux mains nous rapproche. Son prénom est Daniel.

Habitué à ce genre des séquences chaque soirée, surtout dans les buvettes et bars, et sans attendre que Daniel nous parle, je lui prévient :  » Petit, je n’ai pas d’argent pour me faire peser « . Sa réponse est anecdotique.  » Je vous fait un bonus « , me répond-t-il avec un ton serein et sans peur.  » Sérieux « , ai-je rétorqué avant qu’il insinue :  » Oui, vous deux, pesez votre masse « .

Après avoir monté sur le pèse-personne et content que ma masse a augmenté d’un kilo et demie, mon ami fait de même. Malheureusement, avec ses soucis de santé, son poids est en baisse. Il a perdu 5 Kg. On avaient la peine de lire sur l’engin. Ce n’est que Daniel qui nous disait combien on a pesé.

Pour quand même feliciter Daniel de sa générosité, je fais sortir un billet de 500 FC de ma poche. On paye habituellement 100 FC par personne pour une pèse. Curieux, j’ai voulu savoir pourquoi Daniel travaillait tardivement en connaissant que depuis le 11 septembre, le moyen de transport est devenu un casse-tête pendant la soirée à Goma. Le gouverneur militaire, pour ceux qui ne le connaissent pas, a interdit la circulation de moto au-delà de 19 heures pour lutter contre l’insécurité. Pour lui, la moto est le moyen de transport par prédilection pour les voleurs et assassins qui ont multiplié les forfaits les semaines avant la décision.

 » Aujourd’hui j’ai commencé à travailler tard « , nous révèle Daniel.  » Vous êtes presque mes premiers clients « . Dans cette période de  » grandes  » vacances, comme plusieurs enfants de son âge, Daniel avec l’aval de sa maman, a décidé de sillonner la ville touristique avec un pèse-personne de l’un des ses voisins. Chaque soir, Daniel doit donner entre 1500 et 2000 de recette au proprio. Il n’a pas de salaire. L’argent excédant joue le rôle de ce dernier.  »  » L’argent que je parviens à gagner, je le fait à maman pour qu’elle nous achète à manger ou à se vêtir « . La mère de Daniel est vendeuse de tomates et son père ne vit plus avec eux. Depuis plusieurs mois, il est parti dans les mines.

Daniel et son pèse-personne. ©️ Pascal Basheka

Selon Humanium.org, la RDC est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec 77 % de sa population vivant dans la pauvreté et gagnant moins de 1, 90 $ par jour. Il est plus probable qu’improbable que le ménage moyen en RDC soit pauvre et compte davantage de personnes dépendantes, en particulier des enfants. La même source poursuit que l’âge minimum légal de base auquel les enfants sont autorisés à travailler est 15 ans (14 ans dans les pays en développement). Pour les travaux légers (quelques heures uniquement et occasionnellement) la limite est fixée à 13-15 ans (12-14 ans dans les pays en développement). Enfin, pour les travaux dangereux, la limite est repoussée à 18 ans (16 ans sous certaines conditions dans les pays en développement).

Daniel, 10 ans, a 7 petits frères et sœurs. Cela fait 3 mois qu’il fait ce boulot. Malgré toutes ses péripéties de la vie, Daniel reste très attaché à sa famille et surtout concentré à sa scolarité. À la dernière proclamation de sa classe, il était classé dans le top 10 avec 77 %. Quant à ma dernière préoccupation lui concernant :  » Quel est ton rêve dans la vie Daniel ? « . Instinctivement, il a fait sortir :  » Je rêve être président de la RDC. Je parviendrais à l’être qu’en continuant à étudier. Je ferais tout pour poursuivre mes études « , nous a-t-il promis.

Le gouvernement congolais et avec les organisations humanitaires devront accentuer leurs actions pour qu’ensemble ils aident Daniel, comme de millions d’autres enfants congolais, à atteindre leurs rêves. Les droits à l’éducation, à la santé et à l’alimentation reste les facteurs déterminants pour le bien-être des enfants congolais qui restent à la portée de recrutement dans les groupes armés, au phénomène enfant de la rue, au sans-abrisme ou encore à la prostitution.

RDC- Elèves finalistes : Responsables à devenir ou délinquants en gestation ?

Après quatre jours, les finalistes du secondaire ont tous fini les examens d’état. Ces examens sont souvent lancés en toute quiétude mais se clôturent généralement avec des constats amers. Des scènes choquantes, des vidéos malsaines tournées par des lauréats et publiez sur les réseaux en disent long sur l’éducation reçue. La ville de Goma, au Nord-Kivu n’y a pas échappé.

Lancé le lundi 30 août, l’examen d’état ( EXETAT ) est une évaluation, un ensemble d’épreuves que doit affronter tout candidat finissant le parcours secondaire. L’année scolaire était remplie loin d’être facile à cause de la pandémie et l’éruption.
Regrettablement, à Goma, comme dans beaucoup d’autres villes de la République Démocratique du Congo, certains élèves finalistes expriment irrespectueusement leur joie.

Les ravissements de stylos et objets de finalistes, une fouille à corps, des déchirures d’uniformes, les écrits parfois outrageantes et immorales sont placés sur la chemise, une euphorie exagérée manifestée sur des engins roulant à des vitesses excessives, des scènes de bagarres dans certains centre d’examens, l’ivresse après examen, tels sont les quelques constats amers observés après passation des épreuves.

Jovica Lamba, la vingtaine, a été en 2017 victime de cette barbarie affichée par ses condisciples de classe, heureusement, elle a usé de sa fermeté pour se sortir de cette situation.
« Après mon examen, ce sont mes condisciples qui sont venus déchirer mon uniforme. Certains garçons voulaient même déchirer ma jupe. Heureusement j’avais été stricte et sevère. Ils n’y étaient pas parvenus » dit-elle en regrettant ce comportement. 
Des finalistes comme elle sont peu nombreux. La grande majorité de finalistes se plaisent de ce désordre. Ils expliquent que c’est leur manière de divorcer avec l’uniforme « bleu-blanc ». Pire encore certains se font filmer dansant des musiques censurées par le gouvernement et censurée sur les réseaux.

Les vidéos circulent sur les réseaux sociaux. Le dernier cas est celui des écoles du Complexe Scolaire Saint-Georges, à Kinshasa.
D’autres préfèrent se laisser faire pour éviter des disputes et bagarre. Une candidate aux épreuves de cette année m’a dit qu’elle est restée à moitié nu après s’être fait attaquée par ses condisciples finalistes.


Responsabilité partagée

Plusieurs intervenants du secteur éducatif que j’ai rencontré ont vraiment condamné ces actes. Par contre, ils disent que c’est surtout la conséquence du manque de morale. Une responsabilité patagée entre différents acteurs de l’éducation. C’est ce que pense aussi Bahati Mupenda, enseignant de longue date des cours à caractère pédagogique dans une école secondaire de la place.
« La responsabilité d’éduquer et de moraliser un enfant est partagée entre tous les acteurs actifs de l’éducation, à savoir la famille en premier, l’école, l’église aussi » me confie-t-il.

Les Inspecteurs expliquent qu’ils ont toujours moralisés les finalistes lors du lancement des épreuves sur les bonnes manières de se comporter. Mais les enfants doivent aussi être moralisés depuis leurs écoles et leurs familles.
Cela qui nous laisse conclure que si les intervenant n’agissent pas, ces actes regrettables s’observeront une fois de plus dans la ville volcanique comme dans d’autres villes l’année prochaine.

Il y a quatre ans, j’ai moi-même été victime de ces actes de barbaries. Ces actes de dépravations n’étaient pas aussi accentués comme aujourd’hui. Il faut admettre que ces actes s’aggravent d’années en années. Notez que cette année, il y a eu plus de 800 000participants aux dernières épreuves de l’examen d’état. Que les responsabilités soient partagées et que les concernés agissent d’urgence.

Hobab Fils Watukalusu

RDC : la médecine traditionnelle et moderne doivent elles être en guerre ?

Depuis l’apparition du Covid 19, et surtout la troisième vague avec le variant Delta, la population congolaise a fait plus recours à la médecine traditionnelle pour contre le virus. Malgré cette effervescence de la MTR, la médecine moderne est beaucoup mis en avant dans les hôpitaux. Ce deux sortes de médecine ont beaucoup à apprendre l’une de l’autre en dépit de leurs différences.

Par David Kasi

Comme chaque le 31 Août, il y a deux ans, le monde a célébré la journée africaine de la médecine traditionnelle. À cette occasion, il s’est tenue à Goma, ville située à l’Est de la République Démocratique du Congo, une conférence débat sur le renforcement du rôle de la médecine traditionnelle dans le système de santé du Nord-Kivu.

Dans cette conférence où tradi praticiens, docteurs de profession et pharmaciens ont pris part, on a souligné l’historique de MTR. Pendant des millénaires, des malades à travers le monde ont été soignés à l’aide de médicaments à base de plantes et de matière animale transmis de génération en génération.

En Afrique et en Asie, 80% de la population continue d’utiliser des médicaments traditionnels plutôt que des médicaments modernes pour les soins de santé primaires. Cette tendance n’est pas indemne. Selon une enquête menée au début de cette année, la médecine traditionnelle a commencé à être populaire dans les pays développés. L’enquête a stipulé aussi que 74 % des étudiants américains en médecine pensent que la médecine occidentale aurait intérêt à intégrer les thérapies et pratiques traditionnelles ou alternatives.

 » C’était impérieux et obligatoire même que les deux médecines puissent collaborer pour trouver un terrain d’attente « , a d’ailleurs martelé Justin Mwamba, docteur généraliste à la Maison d’Artemisia à Goma, organisatrice de la conférence. Il ne s’est pas arrêté par là sans donner une recommandation :  » À l’organisation mondiale de la santé, je recommande vraiment qu’elle donne encore de valeur égale aussi à la médecine traditionnelle qu’à la médecine moderne. S’il s’agit de financements, s’il s’agit de l’accompagnement, que l’organisation mondiale puisse aider les deux « .

Artemisia, exemple de réussite de la médecine traditionnelle

Tout au long des échanges, une seule plante était au centre de l’attention : L’Artemisia. L’artémisinine extrait de l’Artemisia annua et absinthe chinoise sucrée constitue la base des médicaments les plus efficaces contre le paludisme mis au point à ce jour.

Cela fait que 40 ans que la médecine occidentale a pris connaissance de cette plante bien qu’elle était déjà utilisée depuis bien longtemps par les chinois dans le traitement du paludisme. En 2004, l’OMS a régulé son utilisation partout dans le monde.

Selon l’orateur de la conférence, Justin Mwamba, l’artémisinine s’avère très efficace contre d’autres maladies et a prouvé qu’elle possède un immense potentiel pour leur traitement.

Quant à Justin Bahati, tradi praticien, au-delà d’être efficace, la médecine traditionnelle est à moindre coup et son utilisation est simple. Il a profité de l’occasion pour donner les astuces d’utilisation :  » Souvent, moi j’utilise l’Artemisia séché. On prends 35 grammes de la plante, on les met dans un litre d’eau bouillie et puis ont fait l’infusion pendant 10 à 15′. On consomme ce 1 litre pendant 7 jours et on est guéris de la malaria « .

Lors de cette journée du 31 Août, la directrice régionale de l’OMS, madame Matshindiso Moeti, a reconnu que les générations, la grande majorité de la population africaine compte sur la médecine traditionnelle qui constitue la source principale à la quelle cette population recourt pour combler ses besoins en soins de santé, car il est reconnu que la médecine traditionnelle est fiable, acceptable, d’un prix abordable et accessible.

De votre côté, en la quelle sorte faites vous confiance ?

Une bougie pour la liberté de la presse au Nord-Kivu :  » La place du journaliste n’est pas dans la tombe « 

La campagne  » Une bougie pour la liberté de la presse au Nord-Kivu « , initiée par l’Union Nationale de la Presse du Congo, succursale du Nord Kivu ( UNPC-N/K ), s’est clôturée dans la soirée du vendredi 27 Août à Goma. Les journalistes présents ont rendu hommage à leurs confrères assassinés récemment et ils ont profité pour réclamer justice et liberté à ces autres journalistes vivant en clandestinité ou sous menaces. Cet événement inédit s’est aussi effectué dans les autres territoires de la province.

Par David Kasi

Ils étaient une centaine. Vêtus majoritairement en tenue noire. Bougie à la main. Ils se sont donnés rendez-vous au symbolique lieu de la ville touristique : le rond-point  » Tshikudu «  , en pleine rénovation. Certains passants, éblouis par les lumières de bougies illuminant cette place publique, ont décidé de se joindre aux hommages. Le temps passe et le nombre des participants s’accroît. Les photographes et les militants signent également leur présence comme pour signifier que la presse est fondamentale pour tout citoyen. Le monument du  » Tshikudeur  » accueillant ses invités inhabituels, les hommages peuvent commencer.

Un groupe de journalistes posant avec bougies à la main, le 27 Août 2021. ©️ David Kasi

Deux journalistes tués en Août au Nord Kivu et en Ituri

Pour le retour sur fait, le 9 Août dernier, Héritier Magayane, un jeune journaliste de la Radio Télévision Nationale Congolaise ( RTNC ) a été tué à l’arme blanche à Rutshuru. Le 14 de ce même mois, cette fois en Ituri, Joël Musavuli, qui était directeur de la Radio Communautaire RTCB/Biakato, s’est fait assassiner par des hommes armés. Depuis, les enquêtes n’ont rien dévoilé. Ces deux morts ont suffit pour révolter tous les chevaliers de la plume à passer à l’action et cette action s’est résumée dans une seule phrase énigmatique :  » Une bougie pour la liberté de la presse au Nord-Kivu « .

Après une séance photo dans la foulée et un placement de bougies allumées sur les trottoirs décorés du rond-point, la présidente de l’UNPC-NK ouvre officiellement la cérémonie d’hommage. Avec ses habituelles lunettes, une robe noire et avec une voix révoltante, Rosalie Zawadi rappelle le but fondé de l’événement devant les multiples micros, caméras et téléphones de ses acolytes :  » Une bougie allumée ce soir symbolise un hommage pour tous les journalistes qui ont été tués par les hommes armés non identifiés jusque là, pour qui les enquêtes n’ont pas encore abouti « . Affûtée, elle continue sur le même ton :  » Cette bougie symbolise aussi l’espoir de la presse dans cette province. En tenant cette bougie, c’est pour nous une façon de montrer que la presse va continuer à faire luire la province du Nord Kivu dans sa belle image mais pour se faire, nous avons besoin de la liberté « .

Rosalie Zawadi, présidente en fonction de l’UNPC-NK répondant aux questions des journalistes, Goma, 27 Août 2021,© David Kasi

Avant la tenue de la cérémonie, Rosalie a eu un entretien avec le gouverneur militaire de la province du NK, Constant Ndima, qui lui a rassuré son soutien dans la restauration de la liberté de la presse. La conversation entre la présidente de la presse nord kivucienne et l’autorité suprême n’était pas unilatérale. Devant ses confrères, Rosalie Zawadi a tenu à rappeler le dernier message qu’elle a eu à laisser :  » La place du journaliste n’est pas dans la tombe, dans la prison ou de vivre en clandestinité. Sa place est dans la rédaction pour aider le gouvernement. J’ai demandé aussi de rendre public les résultats de l’enquête « .

Rosalie Zawadi n’avait pas le monopole de la parole la soirée de ce vendredi. Plus d’un journaliste avait la pugnacité d’extérioriser ses émotions. Comme Saint Janvier Zihalirwa, Journaliste et DG de la radio Shekinah FM :  » Aujourd’hui, je tiens cette bougie. Une bougie de la lumière pour demander qu’il y est cette lumière de la presse partout dans la province du Nord Kivu « , déclare-t-il. Énergique, il poursuit :  » La presse est un droit inaliénable pour cette humanité et si on continue à tuer les journalistes c’est-à-dire on veut mettre fin à l’information. Nous n’allons plus accepter. Nous voulons que toute la communauté internationale et nationale puissent savoir que la presse à hausser le ton. La presse veut avoir cette lumière partout pour que l’information puisse circuler partout sans embage, sans limite partout au Nord Kivu et en RDC « .

© David Kasi

Un collecte de fonds pour soutenir les familles de victimes

Selon l’organisation internationale Reporter Sans Frontières, depuis 2019, malgré l’arrivée au pouvoir de Felix Antoine Tshisekedi, les atteintes de la liberté de la presse se maintiennent à un niveau alarmant en RDC. Les arrestations, agressions, menaces, exécutions, médias suspendus, pillés ou saccagés sont toujours à noter. Pour la seule année 2020, 116 exactions ont été recensées par l’organisation Journaliste en danger ( JED ) en RDC.

Un journaliste laissant un message d’hommage sur un tableau à ses confrères tués, Goma, 27 Août, © David Kasi

À l’épilogue de l’événement, un collecte de fonds à été initié pour aider, peu soit il, les familles de deux journalistes assassinés dans les deux provinces sous état de siège. Ce dernier et une tutelle militaire ont été imposés depuis le 6 Mai sur ordre présidentiel pour lutter contre les groupes armés qui se sévissent dans cette partie du Congo depuis plusieurs décennies. Un tableau, réaménagé à l’occasion, les chevaliers de la plume ont laissé leurs empreintes par écrits.

RDC : Goma a accueilli le Forum sur le tourisme national à l’hôtel Serena

En partenariat avec le groupe l’hôtel Serena, Jambo World Tourism a organisé un forum sur tourisme à Goma le mercredi 25 Août. C’était en vue d’évoquer les défis que connaît le secteur du tourisme au Congo avant de proposer les solutions possibles pour faire face aux dits défis.

Agences de tourisme, représentant de l’Office National du Tourime, médias, ICCN, Virung park et étudiants en tourisme se sont tous réunis toute la journée autour d’un dialogue animé par l’orateur du forum, l’expert en tourisme Monsieur Didier Bayeye.

Ce dernier a insisté sur le fait que le problème d’insécurité dans quelques régions du pays ne devrait pas être une raison pour le non progrès de ce secteur.
«  Le problème d’accès au visa pour les touristes reste le plus grand problème qui ralentit le développement du tourisme », a-t-il insisté.

Prévu pour 9h30 le forum a finalement débuté une heure plus tard pour des raisons non connus. En plus de quoi le non respect de l’invitation par les autorités qui devaient y prendre part s’est avéré déplorable pour les participants.

Introduit par le représentant de l’Office National du Tourisme, le forum a tourné autour du thème « Ramener le tourisme de la RDC au niveau international ».
A leur tour, différents représentants ont participé à l’introduction du forum en invitant tous les acteurs à ne pas se décourager et continuer à apporter leur contribution au développement du tourisme congolais.

Le Forum a été adopté par une adoption des recommandations en matière d’accès au visa pour les touristes avant une visite guidée offerte par le personnel de l’hôtel Serena.

En marge de la journée Mondiale du tourisme qui se tiendra ce 27 septembre 2021, le gouvernement congolais de la République Démocratique du Congo par le biais du ministère du tourisme organise la première édition de la Semaine Congolaise du Tourisme ( SCT). Elle se tiendra dans la province de Lualaba à Kolwezi du 27 Septembre au 3 octobre 2021.


Mbula Amani Nicolas

Nord-Kivu : C’est qu’il faut savoir de  » Tshukudu « , l’ingéniosité congolaise

 » Tshukudu  » est l’une des particularités de la province du Nord Kivu, et plus particulièrement la ville de Goma la distinguant des autres villes de la République Démocratique du Congo. Depuis plus de 3 décennies, cet engin sert de transport des marchandises à moindre coût. Nous vous faisons découvrir cette merveille prouvant l’ingéniosité congolaise.

Utilisé depuis les années 1970, particulièrement à Goma, Est de la République Démocratique du Congo, pour le transport de marchandises, le Tshukudu est un drôle d’engin. C’est une sorte de trottinette géante en bois qui permet de transporter jusqu’à 100 Kg de matériaux en tout genre, des charges pouvant aller jusqu’à une demi tonne ou l’équivalent de 5 sacs de pommes de terres de 100 Kg chacun. Depuis, Tshukudu est devenu le symbole de la localité au point même qu’un rond-point est consacré à l’engin en plein centre ville de Goma.

 » Tshukudu  » est une onomatopée reflétant le bruit du véhicule. Long de deux mètres, le Tshukudu ( prononcé : tchoukoudou ) est doté d’un haut et large guidon. Compte tenu des charges qu’il transporte, habilement équilibré sur la trottinette, le Tshukudeur, celui qui conduit l’engin, pousse son engin plus souvent qu’il ne patine.

Selon le syndicat de professionnel pour les Tshukudeurs, la ville de Goma compte 1 500 Tshukudeurs. Pour des centaines d’entre-eux, qui vivent aux alentours de la ville touristique, la journée commence par le transport des produits agricoles cultivés dans les montagnes verdoyantes au nord de l’agglomération et qui alimentent ses marchés.

L’artiste musicien Innos’b, lui même natif de Goma, a rendu hommage à Tshukudu dans le clip de sa chanson  » Meme », ce dernier tourné au nord de Goma.

Bienvenu à Goma et venez visiter le  » Tshukudu « .

Can 2021 : Le Pays hôte évite les gros, le tenant du titre dans le même groupe que la Côte d’Ivoire, découvrez le tirage au sort

La confédération africaine du football( CAF ) procédait ce mardi 17 Mai au tirage au sort de sa compétition reine des équipes nationales. Le Cameroun, pays hôte de la compétition, sera dans le même groupe avec le Burkina Faso, Ethiopie et le Cap-Vert. Un tirage favorable pour le champion d’Afrique 2017.

Quant au tenant du titre, son groupe sera partagé avec la Côte d’Ivoire, le sierra Leone et la Guinée Équatoriale.
Jadis reportée pour des raisons sanitaires, la 33e édition de la coupe d’Afrique des nations va bel et bien se dérouler au mois de janvier 2022 dans le pays de Samuel Eto’o.

Ce mardi 17 Mai, Les yeux des amoureux du ballon rond étaient rivés à Yaoundé où s’est tenu le tirage au sort.

Voici la liste complète de ce tirage :

•Groupe A : Cameroun, Burkina Faso, Ethiopie, Cap-Vert.
•Groupe B : Sénégal, Guinée, Zimbabwe, Malawi.
•Groupe C : Maroc, Ghana, Comores, Gabon.
•Groupe D : Nigeria, Égypte, Guinée Bissau, Soudan.
•Groupe E : Algérie, Côté d’ivoire, Sierra Leone, Guinée Équatoriale.
•Groupe F: Tunisie, Mamie, Mauritanie, Gambie.

La compétition ouvrira ses portes le 9 janvier pour les refermer le 6 Février 2022.

Pascal Basheka

Culture : la troisième édition de Goma Rire Festival au cœur d’une annulation

Programmée en mai 2020 puis reportée d’une année supplémentaire, la troisième édition de Goma Rire Festival n’aura pas finalement lieu cette année comme prévu.
Après une édition édition passée exclusivement sur YouTube et bien côtée par le public de Goma et ses environs, le festival Goma Rire Festival était bien parti pour se faire une place dans la liste des festivals de l’humour de renommé international.

Une troisième édition avait donc était programmée en mai 2020, soit une année après le deuxième acte en teinte. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire vibrer Goma au rythme de l’humour. Mais en mars de la même année le confinement était décrété sur toute l’étendue de la République. Les salles de spectacles ne pouvaient plus ouvrir, le rensemblement de plus de vingt personnes était prohibé et c’est ainsi que le troisième épisode du Goma rire festival avait été reporté à une date ultérieure.

Les amateurs de l’humour de Goma devront patienter encore longtemps, cette troisième édition déjà reportée une fois, ne se vivra plus comme attendu cette année. C’est ce qu’a confirmé le comité organisateur de Goma rire festival via son directeur Mwami Balan dans un point de presse tenu ce samedi 14 août, dans les installations de Diamant Noir Design, un des partenaires du Festival. Ce dernier a expliqué les raisons du premier et de ce deuxième rapport.

 » On avait organisé la première édition du Goma rire festival en mai 2019, il y’avait la participation des humouristes de Goma d’abord, et puis du Rwanda, Burundi, Bukavu, Kinshasa béni et Cameroun. On avait fait un bon festival pendant tous ces deux jours, on avait projeté la seconde édition au mois de Mai 2020, Malheureusement au mois de Mars le 20, il y’a eu confinement de toute de la République dont les salles de spectacle ont été fermées, et nous avons été obligés de reporter notre festival à une date ultérieure. »

Après ces premiers mots, les directeurs de Goma rire festival, n’a pas manqué de se montrer explicite sur les détails qui entourent cette troisième édition. Du nouveau report à la nouvelle date convenue.

« Nous avons été reconfinés, malheureusement quand le Président annonce l’ouverture des bars, restaurants, églises salles des sports il a toujours oublié les salles de spectacle. Normalement notre festival se tien en Mai, mais avec la complicité de nos partenaires nous sommes convenus de le faire au courant de cette année, le premier et le deuxième jour du mois de septembre mais ça n’a pas tenu, les autorités locales nous ont dit que les tels manifestations réunissants plus de 200 personnes ne sont pas tolérées à cause de la situation sécuritaire du moment, ils nous ont donc recommandé de ne pas franchir la barre de 200 personnes, on a conclu que ce n’est pas faisable avec les artistes de taille qu’on devrait amener et les gros contrats qu’on devrait les faire signer. Goma rire festival n’aura donc pas lieu cette année mais reprogrammé au mois de Mai 2022. »

Par ailleurs le Directeur et initiateur de ce festival Mwami a tenu à préciser que pendant ce temps de disette il y’aura de productions humoristiques en complicité avec son académie Goma rire.

Cela dit malgré le report, Goma rire Festival va continuer à accompagner les humoristes de la ville de goma en organisant des spectacles.

Pascal basheka.

Euro2020; l’Anglettere étrangle l’Allemagne et file au tour de huit.

Malgré un début de match totalement à l’avantage de l’Allemagne, l’Angleterre n’a pas craqué et l’emporte finalement 2-0 devant 40 000 supporters présents dans son temple Wembley.

LA MALÉDICTION DU GROUPE DE LA MORT

Après l’élimination du Portugal face à la Belgique, puis de la France contre la Suisse, les yeux de tous les amoureux du ballon rond étaient rivés sur la rencontre Angleterre-Allemagne, un match qui a ravivé la rivalité de deux géants européens. l’Allemagne dernière représente du groupe F encore en lice dans la compétition, se devait de faire honneur au groupe de la mort. Finalement c’est l’Angleterre de Sterling qui a réalisé la plus belle opération de la soirée en s’imposant 2-0.

BEL ENTAME DU MATCH DE L’ALLEMAGNE MAIS PAS RÉCOMPENSÉ


Le match débute pourtant bien pour les Allemands qui démontrent une envie de finir le match avec un sourire aux lèvres. Malgré cela, les anglais sont les premiers à se montrer dangereux grâce à leur homme providentiel Sterling qui sur une frappe enroulée va soliciter Emmanuel Neuer à la 16e minute. Peu après la demie-heure de jeu, l’Allemagne s’est à son tour chargé de faire vibrer Wembley après que Havertz ai trouvé Werner dans la profondeur, l’attaquant de Chelsea a vu sa frappe de gauche déviée par Pickford (32e).

RAHEEM STERLING MONTRE LA VOIX AUX SIENS
Comme pour les précédents matchs de l’Angleterre, pour voir les filets tremblés, il faut qu’il est une implication de Sterling, L’attaquant de City d’une belle offrande de Luke Shaw, lui-même trouvé par Grealish pour mettre a réussi à trompé Neuer d’une frappe du droit en une touche à la 75e minute de la partie 1-0 pour l’Angleterre. Désireux de gagner pour la première fois en match en élimination directe face à l’Allemagne, les anglais ne se sont pas arrêtés à si bon chemin, Harry Kane comme tel un phénix va doubler la mise dune tête plongeante sur un centre de Grealish à la 86e minute 2-0 à zéro pour l’Angleterre qui réalise un exploit face aux Champions du monde 2014. l’Angleterre accède aux quarts avec une victoire symbolique.