RDC : Faire de la technologie la solution à nos maux

A la fin de la formation, ces jeunes ont participé au hackathon qui a eu lieu du 26 au 30 novembre en ligne et du 2 au 4 décembre physiquement, dans les pays partenaires (au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, Égypte, Éthiopie, Ghana, Mozambique, Namibie, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Tunisie et Ouganda).


Avec le thème annuel qui était “Your XR ,YourWay” ces créatifs ont présenté des projets d’innovation extraordinaires et surprenants. En une durée de 48h, ils ont imaginé des solutions aux problèmes soit éducationnels, sanitaires, touristiques, ou d’impact social et application commerciale.
Avec le soutien de Wito XR Studio comme partenaire national en RDC, trois groupes des jeunes technologues dont les projets ont remplit ou presque les critères et jugés meilleurs parmi cinq, ont remporté les prix nationaux.
A la 3e place, “Elena VR” (Elewa Na Amuwa) un projet conçu dans le cadre sanitaire pour combattre et éradiquer les violences basées sur le genre.


“Defend Goma”, un projet apportant solution aux longs conflits armés qui continuent de ravager l’Est de la RDC mais conçu surtout pour accroître l’expérience des militaires congolais pendant leur formation .


Et en première place, “Fossil & Origin”, une innovation dans le domaine éducationnel et culturel qui joint l’amusement, la culture, l’histoire et l’apprentissage pour faire découvrir aux jeunes africains la vraie histoire de leur continent et lutter contre le manque d’informations ou la mauvaise information les conduisant à l’acculturation.


En attendant le prochain Hackathon, tous les participants remercient la grande communauté AR/VR Africa Metathon et toutes les personnes derrière ce grand événement.

Sada Balume

Technologie : Des jeunes congolais participent à l’émergence des technologies immersives en Afrique, grâce à Wito XR Studio (Goma-DRC)

21 jeunes congolais ont participé au démarrage du ARVR Africa Hackathon 2022. Un hackathon  panafricain organisé par Imisi3D du Nigeria et ses partenaires, Meta, BlackRhinoVR du Kenya ainsi que 15 autres partenaires nationaux à travers l’Afrique (au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, Égypte, Éthiopie, Ghana, Mozambique, Namibie, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Tunisie et Ouganda) 

Le hackathon en RDC, a démarré ce vendredi 2 décembre, à l’Institut français de Goma (partenaire de Wito XR Studio). Ces jeunes auront pour mission jusqu’au 3 décembre de créer des idées innovantes et projets numériques cadrant avec les technologies immersives de réalité virtuelle, augmentée et étendue. Les gagnants pour la RDC seront annoncés lors de la cérémonie de remise des prix le 4 décembre, recevant jusqu’à 1 500 $ en prix, et un prix de 10 000 $ s’ils se qualifient au  niveau panafricain.

À noter que ce hackathon fait partie du ARVR Africa Metathon, un mélange de renforcement des capacités, d’autonomisation et de contributions pour résoudre les plus grands défis de l’Afrique en utilisant les technologies de réalité étendue (XR). Avant ce dernier, une formation de 3 mois sur  les technologies et outils de développement AR/VR/XR a été  offerte aux inscrits. Après ce dernier, un bootcamp intensif de 3 mois sera offert aux gagnants pour développer leur solution en produit minimum viable (MVP).


À propos de Wito XR Studio

Wito XR Studio est un studio de réalité virtuelle et augmentée basé à Goma, RDC. Wito XR Studio fournit une infrastructure technologique et physique où les jeunes de Goma apprennent à développer des applications et du contenu VR/AR/XR.Partenaire national en RDC de IMISI 3D, organisateur du consortium AR/VR Africa, Wito XR Studio participe et organise des événements liés aux technologies immersives et l’éducation.

Wito XR Studio a pour objectif de révolutionner l’éducation en RDC avec la puissance des technologies immersives, promouvoir l’apprentissage et la maîtrise de ces dernières par des jeunes congolais (se trouvant à  Goma, pour le moment) et contribuer à leur émergence en Afrique.

Site web : http://www.witoxr.studio

RDC : retour sur la 8ème édition de l’Université des Grandes Vacances de Pôle Institute

Plusieurs dizaines de jeunes se sont réunis, à l’occasion de l’université des grandes vacances, du 19 au 21 septembre 2022, dans la salle Michel Séguier de Pole Institute à Goma, autour du thème : «  l’engagement politique des jeunes dans la région des Grands Lacs : enjeux et perspectives ». Ces jeunes, venus de la RDC et issus majoritairement de l’Université alternative de Pole Institute, du Rwanda et du Burundi, ont été outillés par des cadres universitaires et ceux œuvrant dans le domaine de la consolidation de la paix et dans la cohésion sociale. Ils ont, en plus de cela, eu à échanger avec des élus du peuple (députés provinciaux) sur leur expérience politique, afin de susciter la vocation politique parmi les jeunes. Puisque « les linges sales se lavent en famille » comme l’on dit, un débat houleux s’en est suivi.

Ces échanges visaient à éveiller la conscience politique grâce à une réflexion approfondie, pour la veille politique de la région des grands lacs africains et une prise d’engagement des jeunes de cette région. De Goma à Lubumbashi en passant par Bukavu, Beni et Masisi, ajouté à cela les rwandais et burundais, l’assemblée était composée d’artistes, de membres de diverses organisations et d’étudiants (certains en virtuel : de Kinshasa, Beni, Bunia, Lubumbashi, Hambourg/Allemagne) qui ont participé activement au débat.

L’Université alternative est un espace de développement d’intelligences rationnelle et émotionnelle, pour une réflexion agissante et des actions réfléchies. C’est une initiative de Pole Institute, qui est un institut interculturel dans la région des grands lacs. « Au départ, en 2012, des séances de formation des jeunes visaient à éduquer les jeunes à une autre politique possible. » nous a confié Ulimwengu Biregeya, l’un des animateurs des séances de l’Université alternative, avant de reprendre : «  il s’agissait pour Pole, de faire réfléchir les jeunes, sous la houlette de Michel Séguier et Kä Mana, – tous d’heureuse mémoire -, sur les voies possibles pour sortir de la grande nuit où était plongée la RDC. »


Pole Institute croit en la jeunesse, – elle ne le sait peut-être pas -. Sous l’aile du feu professeur Kä Mana, des jeunes congolais qui exprimaient leur mécontentement dans les coulisses de l’administration et de la politique de la RDC sont arrivés à sortir de leur gouffre de la peur. Ils ont aussi imaginé des initiatives et actions concrètes pour un changement profond et radical de l’imaginaire politique congolais.

Sans remplir des cahiers des notes inutiles, les pionniers de l’Université alternative ont soumis les jeunes à une autoréflexion, et à des échanges où ils ont appris et compris qu’il est de leur devoir en tant que citoyen de s’impliquer et s’engager dans les situations nécessitant leur activisme et leur participation. De là est né le mouvement citoyen qui, aujourd’hui a pris de l’ampleur sur l’étendue de la république, LUCHA (Lutte pour le changement) en 2012.

L’Université des Grandes Vacances, qu’est-ce ?

Dans la même optique que l’Université alternative, l’Université des grandes vacances en est une version beaucoup plus ample, vue l’audience et la durée de celle-ci. Alors que cette première se tient tous les samedis, réunissant des jeunes de la seule ville de Goma, celle des grandes vacances se tient depuis 2013, une fois l’année, avec une audience étendue aux jeunes d’autres villes et pays, et est en même temps diffusée en direct sur la chaîne de la radio pole FM et sur zoom via Pole TV.

Le premier jour s’est déroulé dans une ambiance de concorde et de bonne entente que nul n’aurait cru qu’il y avait des jeunes de différents milieux. On peut bien dire que la notion de cohésion sociale, nous l’avions déjà acquise.

Autour du thème : «  participation citoyenne et responsabilité dans la région des grands lacs. » Le professeur et animateur des séances de l’université alternative Phidias a rappelé aux jeunes qu’on ne doit en aucun cas rester amorphes face à la politique du pays, pour ne pas se faire marcher dessus.


La jeunesse doit alors s’associer avec puissance à la prise de décisions administratives et chercher à les influencer en usant de son pouvoir de transformateur social pour engendrer une réforme significative. Dénoncer ce qui ne marche pas et mener à une réforme avec une force sans violence, en respectant dans leur mode opératoire la hiérarchie du pouvoir. Cela nous conduira in fine à une démocratie réelle, à une bonne gouvernance.


Cet exposé s’est ensuite conclu par un débat entre les participants. Pendant ce temps, les jeunes, selon leurs milieux de provenance, devaient dire ce que font les citoyens pour exercer leur pouvoir sur leurs élus, pourquoi ils le font, ce que cela a changé dans leur milieu, et ce qu’il convient d’améliorer. Des réponses à ces questions ont été exposées devant toute l’assemblée.

« J’ai appris que la jeunesse doit aussi œuvrer dans la politique, se renseigner et savoir comment le pays va », a déclaré Ngalya Edith, une étudiante de l’Université alternative, lors d’une interview à la fin de la journée.

Privilégier les mythes positifs plutôt que ceux négatifs

L’avant midi du deuxième jour a été couvert par un exposé riche et interpellant de David Kalenda, communicologue de formation et Directeur de Pole FM.


En partant d’un rappel sur ce qu’est une révolte, puis une révolte constructrice dans le but de mettre en place un renouveau politique dans les grands lacs africains, le facilitateur a répondu à deux questions fondamentales : « pourquoi et comment faire une révolte constructrice ? » Le renouveau, pour partir sur une base compréhensible, est un nouvel épanouissement, une apparition des formes nouvelles ou encore un retour à un état précédent après le déclin.


Pour mener à bon port ce sujet, l’intervenant n’a pas hésité de puiser sa référence dans la grande bibliothèque qu’est le feu professeur Kä Mana qui, dans son génie, a pensé qu’il serait mieux de redécouvrir les mythes de notre région, les mythes positifs construisant de grands esprits au grand parler et à la grande écoute.


Les mythes, étant l’un des piliers d’une société, doivent servir de moyen d’interpellation, de transmission du patrimoine éthique sociétal et d’éveil de la conscience collective.


On fait, depuis un certain temps, face à des gouvernances semblant être tombées du ciel, marquées par des violences indestructibles, au point que les citoyens se sont enfermés dans l’impuissance, obéissant à l’aveuglette, s’abstenant ainsi de refuser l’inacceptable, ne pensant jamais qu’une révolte constructrice est possible pour changer la société. Au lieu de ça, on se tourne vers des solutions miracles comme celle consistant à s’en prendre aux biens d’autrui ou aux biens publics.


Alors, comment détruire les mythes négatifs qui nous caractérisent, qui ont tué nos valeurs sociales comme celui de l’incident du camion-citerne de Sange au Sud-Kivu ? Tout changement doit être centré sur la lutte, étudier ces mythes négatifs, les détruire et les remplacer par des mythes positifs pour féconder l’inconscient et la conscience, comme le disait le prof Kä Mana.


Les jeunes ont aussi leur rôle à ce niveau pour échapper à une nouvelle prédation. Toujours dans l’avant-midi, la grande salle a accueilli sous ses lumières Emmanuel Sebujangwe, Conseiller en consolidation de la paix, pour faciliter les échanges sur le sujet : « Cohésion sociale, régionale, rôle des jeunes ».


Il a commencé par stimuler les jeunes à la culture de la conscience politique, ensuite il a éveillé en eux la vocation de bons dirigeants en abordant la question de la cohésion sociale. Après avoir tourné un regard face aux personnes nocives, faces aux conflits, aux violences, il a renvoyé les participants à une question à laquelle il viendra répondre après : « qu’est-ce que nous devons faire ? »


La cohésion sociale renvoie à la capacité d’un État à réunir ses membres par des valeurs communes ou des règles de vie commune. Il part des dimensions de la cohésion sociale dans la pratique, puis sur la dimension gouvernance, démocratie, responsabilité de l’État et responsabilité de la jeunesse.


Cette cohésion doit être construite par la paix, la diversité, la santé individuelle, l’égalité, un système de soutien et de protection plus étendu, des normes de citoyenneté plus fortes, une forte participation populaire, un niveau élevé de gouvernance institutionnalisée et réactive, une capacité à contrer les violences, une inclusion, etc.


La grandeur de ce sujet nous a coûté deux avant-midi. Dans l’après-midi de ce deuxième jour, nous avons reçu pour un débat politique, deux de nos élus dont Madame Adèle Bazizane qui est une députée provinciale du Nord-Kivu, une femme qui a d’ailleurs influencé positivement un nombre considérable de filles grâce à son éthique et son intellect, et Monsieur Alexis Bahunga aussi député provincial. Les deux ont insisté sur le fait que les jeunes doivent s’engager et se battre pour bâtir un leadership nouveau et fort pour fonder une vraie nation. Tout en soulignant qu’en politique il n’y a pas d’amour mais plutôt des intérêts.


Pendant l’avant-midi du troisième jour, Ulimwengu Biregeya a échangé avec les jeunes autour du sujet: « Élections et manipulations des jeunes: comment inverser les risques dans les grands lacs africains. » Partant de la mission qu’a à accomplir chaque génération, il a montré que la participation politique des jeunes se justifie par la nécessité de renouveler le leadership, l’utilisation stratégique de leur poids électoral et la défense de leurs intérêts. Il a, par la suite, suscité l’attention des participants sur les facteurs favorisant la manipulation et quelles tactiques utiliser pour y faire face, et ainsi éviter de faire le lit des ambitions politiciennes.

L’apès-midi du troisième jour a été un moment d’échange encore entre les jeunes et deux autres élus de la province : Jules Hakizumwami, ex député provincial et avocat, avec une expérience de douze ans de carrière politique et de gestion de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, et l’honorable Béatrice Nyiramugeyo, suppléante de l’honorable député provincial Sebishimbo, avec à son actif, dix ans de carrière politique. Toujours un homme et une femme, Pole Institute prône la diversité.


Ces élus nous ont partagé leurs expériences, leurs prouesses et leurs échecs. Nous, nous avons seulement retenu qu’ils prônent la méritocratie et la justice au détriment du népotisme. Ils nous ont invités et incités à nous intéresser à la politique pour ne pas rester esclaves d’une politique injuste en nous rappelant le vieux dicton : « si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi. » A nous de choisir.

« Cette session m’a appris qu’on doit s’unir nous jeunes pour promouvoir une paix durable dans la région de grands lacs, résoudre les conflits car nous sommes le pilier du développement, je vais partager cette expérience avec mes frères », a déclaré Dieu Merci Shukuru, invité à l’Université des grandes vacances et étudiant en sciences informatiques au Rwanda.

Le travail accompli

Pour clore cette session, Pole Institute a organisé une excursion à Buhimba où la jeunesse a commencé par prendre des engagements et proposer des actions concrètes à poser dans les jours à venir, puis s’en est suivi un match de football de socialisation joué selon la volonté de l’arbitre et de Jina Mulumba qui a servi de modératrice pendant cette période cruciale. A suivi une session slam des mêmes artistes qui nous ont égayés pendant les trois journées de travail précédentes.

Enfin, un match de football mixte
Nous espérons que cette connaissance n’est pas restée dans la grande salle Michel Séguier car l’heure où nous sommes, la responsabilité nous incombe d’agir en personnes conscientes, éveillées et veilleuses, pour sauver notre pays du naufrage politique qui est en train de l’enfoncer dans la pauvreté invivable. Pole Institute a fait et continuera de faire sa part. A chaque jeune de faire la sienne.

Par Sada BALUME, étudiante à l’Université alternative

Plusieurs dizaines de jeunes se sont réunis, à l’occasion de l’université des grandes vacances, du 19 au 21 septembre 2022, dans la salle Michel Séguier de Pole Institute à Goma, autour du thème : «  l’engagement politique des jeunes dans la région des Grands Lacs : enjeux et perspectives ». Ces jeunes, venus de la RDC et issus majoritairement de l’Université alternative de Pole Institute, du Rwanda et du Burundi, ont été outillés par des cadres universitaires et ceux œuvrant dans le domaine de la consolidation de la paix et dans la cohésion sociale. Ils ont, en plus de cela, eu à échanger avec des élus du peuple (députés provinciaux) sur leur expérience politique, afin de susciter la vocation politique parmi les jeunes. Puisque « les linges sales se lavent en famille » comme l’on dit, un débat houleux s’en est suivi.
Ces échanges visaient à éveiller la conscience politique grâce à une réflexion approfondie, pour la veille politique de la région des grands lacs africains et une prise d’engagement des jeunes de cette région. De Goma à Lubumbashi en passant par Bukavu, Beni et Masisi, ajouté à cela les rwandais et burundais, l’assemblée était composée d’artistes, de membres de diverses organisations et d’étudiants (certains en virtuel : de Kinshasa, Beni, Bunia, Lubumbashi, Hambourg/Allemagne) qui ont participé activement au débat.

Chronique – une année après la mort de Kä mana : Je porte un toast, à mes 12 mois de sobriété !


C’est vrai qu’on les croit éternels, jusqu’à ce qu’ils partent. On croit qu’on a tout le temps, on se dit : à demain mais est-ce que ce lendemain est vraiment assuré, certifié ? Le temps c’est tout ce qu’on a pas, alors ce texte, je l’écris pour cet homme qui maintenant vit dans l’au-delà.

Par Esther N’kuba


Le 15 juillet de l’année passée, j’apprenais la mort du prof…


Sans doute l’une des plus grandes pertes de ma vie. Les jours qui ont suivi, j’avais la gueule d’une revenante , mais ça ne m’empêchait pas de me dire: c’est bon, il a juste voyagé, il reviendra. Et ce, jusqu’à ce qu’on le mette sous terre et que je réalise que désormais, j’étais censée continuer seule, avec la peur d’un lendemain incertain.Les trois semaines d’après, je n’avais pas foulé un pied à l’école, pourtant ont était en pleine préparation de l’Exetat. Le préfet m’a appelé et m’a dit: NABINTU qu’est ce que tu fais ? Tu aurais pu attendre la fin des examens pour te marier, ça ne t’aurait pas tuer. Moi dans ma tête c’était : Ça sert à quoi d’avoir un diplôme si Kä mana ne sera pas là pour fêter ça avec moi? Je peux même le rater, ça ne me ferait rien. C’était très bête, je sais.


Mes proches avaient peur que je m’ouvre les veines ou que je saute du sixième étage; ce qui d’ailleurs était envisageable à l’époque. Quand j’ai repris l’école, dès qu’un prof m’adressait la parole, je l’envoyait balader. Ça m’a valu une semaine d’exclusion, chose qui m’arrangeait. Je me suis dit: aumoins je vais pouvoir pleurer en paix. À l’époque, s’il y avait un concours de pleureuses professionnelles, c’est sûr que je l’aurais gagné haut la main. Une chose était certaine pour moi : La mort m’avait volé l’inspiration. J’ai essayé d’écrire tout ce que je ressentais, je me rappelle encore que tout ce que j’arrivais à faire, c’était de mouiller mes pages des larmes. Ça faisait déjà un mois depuis la mort du prof mais j’avais encore la tête d’une revenante. Mon exclusion finie, je suis rentrée à l’école, avec en tête  » le diplôme, c’est pour les bleus « .


Puisque j’avais pratiquement passé un mois très loin de l’école, il me fallait revoir les notes et les recopier. Vu que cétait le cadet de mes soucis, le préfet était persuadé que j’étais possédée donc, il a prit la peine de photocopier toutes les notes pour moi et m’a même proposé des séances de récapitulation. Je l’ai boudé. Un soir, je suis assise à la maison, et là, je me mets à défiler mes dernières conversations avec Kä mana. Je tombe sur une note vocale où il me disait qu’il me veut grande, que j’ai de l’avenir avec ou sans lui, que mon livre c’était à moi de l’écrire et le travailler, le retravailler, le peaufiner jusqu’à en faire un récit digne de la fille de Kä mana. Je savais que tout n’était pas vrai dans ce qu’il disait, notamment que j’avais de l’avenir sans lui.


Mais cette note vocale m’a permis de réaliser une chose très grande:  » Le diplôme n’était pas pour les bleus « . Il fallait donc que j’obtienne ce foutu diplôme. Le lendemain, je suis rentrée à l’école, tous mes cahiers propres et couverts. Mes collègues étaient choqués : j’avais passé toute l’année avec des cahiers non couverts, mais là, à quelques semaines de la fin des cours… Je suis partie voir le préfet, pour lui dire que j’étais d’accord avec la séance de récapitulation et dévinez quoi: à son tour, il m’a boudé. Là tous mes collègues étaient en mode : si N’KUBA parvient à décrocher son diplôme, ce que toute la RDC a réussi. Bref! J’étais dans la merde assurée.


Mes collègues ont formé des groupes d’études mais ils étaient en avance, je ne comprenais rien à ce qu’ils faisaient. Là je me suis dit: Pourquoi tu es comme ça NABINTU ? Une chose était sûre : ce merdier, c’est moi qui l’avait fait et il fallait que j’en sorte. Alors j’ai bossé comme une dingue, mes nerfs auraient lâchés à cette époque. Et heureusement, ce foutu diplôme je l’ai eu, même si je suis sûre que comme toujours, je vais devoir attendre 5 ans et plus pour le voir venir. Après, il fallait que je retrouve l’inspi. Ça je ne suis pas sûre d’y être arrivée jusque là mais bon, on fait comme on peut. Aujourd’hui, ça fait un an que Kä mana est parti dans l’au-delà. La seule certitude qui me fait me sentir mieux tous les jours, ce qu’il veille sur moi et éclaire mes pas. Aujourd’hui, comme les alcooliques anonymes, je vois tout le calvaire auquel j’ai survécu après sa mort et je porte un toast, à mes 12 mois de sobriété.


Pour moi aujourd’hui, ce n’est pas un jour de deuil, non! Aujourd’hui je célèbre Kä mana, son vécu, son humour. Aujourd’hui je me pose un moment pour réfléchir et me poser les bonnes questions : Qu’ai-je fais des enseignements du maître ? Suis-je entrain de le rendre fier ou simplement, je le trahi ? Quand j’aurai la réponse à ces questions, je saurai si finalement, il avait raison de croire en moi, de me payer le transport à chaque fois que j’étais avec lui et me laisser remporter des paris à cause de mes beaux yeux.


Bref! In memoriam Kä mana.

Indépendance de la RDC : l’un des pas danse

30 Juin, année par année tous les congolais se rappellent de leur indépendance. Ce jour où, racontent, Emery Lumumba Patrice fit son discours, un discours qui essuie la sueur des opprimés, un discours qui à chaque instant qu’il retentira sur les ondes partout au monde, traversera notre poitrine comme le rayon de lumière dans un verre.


De Kinshasa, haut les mains je ne pus dire « leopoldville », à kananga, passant par le Kivu et en remontant vers l’ex-province orientale et l’Equateur, de partout alors, mamans, papas, enfant, animaux et tous ceux qui respiraient dansèrent, pauvres, riches qu’ils furent, « L’indépendance TCHATCHA ». Et c’est fut la première et la dernière danse méritée pour tous ; jusqu’au moment où ce papier reçoit de mes mots.


Alors que le temps a cessé d’être notre allié, Lumumba souffre dans le paradis du beau Dieu et Leopold en enfer du diable, se réjouit, sourit, s’éclate de joie à côté de Bondouin Ier, il est au Kassaï une maman qui meurt de faim avec son diamant sur le plat, il est à Beni, des familles qui disparaissent mais il est à Kinshasa et dans tous les chefs-lieux des hommes qui jubilent et quand il faut se réjouir davantage, ils font entre-eux le bras de fer sur nos têtes. Comment voudriez-vous que tous dansons avec les mérites du 30 juin 1960 ? OUI ! Quand même « l’un de pas danse » l’indépendance.


L’autre pas dont la tête ne connaît rien de la danse, ce pas qui n’a pas raison d’avancer mais plutôt de fuir nuit et jour, ce pas qui craint la mort l’attend avec deux mains : c’est le seul moyen d’aller danser au paradis, Oui, c’est ce pas duquel la bouche et l’Esprit répète avec fermeté que « IYI INCH HAINA BAHATI » ; Pour se rendre compte de l’envie de mourir qui repose dans le cœur du corps duquel aucun pas ne danse, il suffit d’observer les homélies des pasteurs lors des obsèques. « Inabaki kwako na kwangu mpendwa, kwasababu ndugu uyu amepumzika, nizamu yetu sasa, tafazali yeye », « c’est nous qui restons en cette vie, tant mieux pour celui-ci qui vient de partir, il se repose, il ne souffre plus ». Lorsqu’on envie celui qui est mort, pour reprendre les mots de Ka-mana, c’est un danger, il faut crier fort, que la nation est aux pieds du gouffre.


Dans l’entre temps, attendant sa mort avec impatience et peur, haï la nuit, seulement parce qu’elle est noir. Qui pour faire la plaidoirie de la nuit assimilé à l’enfer seulement à cause du noir ? Qui pour dire que les nuits ne sont que victimes de ressemblance ? Sans doute personne. Ceux qui le pourraient dansent à MATONGE chaque nuit, sur des pagnes en versant du champagne sur les seins des femmes, ils ne paient que des musiciens pour que leurs noms soient cités dans les prochains albums, et quand ils ne sont pas à Kin, ils téléguident leurs commerces et voyagent de partout au monde. Et le temps qui leur restent, ils font des accords afin de mieux se positionner dans le gouvernement une fois que ça change encore. Et pour en dire plus, ils nous donnent des aides empoisonnées et publient sur de panel…


L’un de pas danse, très cher Lumumba et non plus l’indépendance. Ce mot que tu rêvais même sans dormir, ce mot qui cachait la liberté, la souveraineté, n’a plus sa place au Congo RDC.


Alors qu’il faut la justice, c’est le parti politique qui doit dire « l’audience est suspendu »


Alors qu’il faut l’équité, c’est la corruption qui devient le mode de vie


Alors qu’il faut la souveraineté, les étrangers viennent, passant par la grande porte, tuer, violer, piller, et repartent en haussant la tête « nous aurions pu faire plus », et se redisent encore, demain c’est aussi un jour.


Alors que l’un de pas danse en mangeant trois fois le jour, l’autre pas qui ne magne qu’une fois le trois jour n’a qu’à danser devant le buffet, défiler devant des hommes rassasiés. Oui, l’un de pas danse le tchatcha, l’autre pas voit sa vie inatchacha.


Orphelin de la société civile, otage de la police, esclave des députés, l’homme duquel le pas qui ne danse pas courbe sa nuque, pour avoir raison de chanter chaque matin dressons nos front, longtemps courbés.


Aux heures de prendre le plus bel élan, la guerre naît,


Aux heures d’assurer la grandeur du pays, on la partage avec nos ennemies,


Aux heures de léguer un serment de liberté à notre postérité, ils s’endettent pour leurs anniversaires et attendent que la postérité paie,
L’un de pas danse, et des générations crient que l’Etat leur doit.
Oui l’Etat doit aux jeunes de l’Est beaucoup plus que la paix
Ces jeunes, au dos desquels le ministère de la jeunesse blanchi de l’argent,
Ces jeunes auxquelles ils ravissent la liberté,
Ces jeunes demandent que tous les pas dansent,
Ces jeunes, qui sont forcés de se contenter des moindres maux,
Ces jeunes, qui n’ont plus le droit de rêver
Ces jeunes qui passent la nuit à la belle étoile afin de traquer voleurs et polices,
Le pays leur doit, ils ont droit aux jeeps…..
Qu’un jour tous les pas dansent, qu’un jour la jeunesse reprenne sa place, qu’un jour la souveraineté nationale demeure, que nos frontières soient les nôtres,
Que le sol et le sous-sol nous appartiennent et tout le Congo dansera avec raison l’indépendance.

Par Badesire Mugumrhahama

De passage à Goma, El Weezya se lâche sur differents sujtes

Lors de son court séjour en ville de Goma, l’artiste musicien El Weezya, aujourd’hui signé dans le label F’Victeam de Fally, a livré ses impressions sur le niveau musical de Goma, a répondu à ses détracteurs, a parlé de ses futurs projets et surtout le rôle que peut jouer la polémique dans une carrière. Échanges.

 » Goma c’est ma base « , a donné le ton l’artiste concernant le but de son voyage en ville touristique.  » Je suis venu voir ma famille. Je peux dire que je suis venu pour les vacances « , a-t-il continué. Au-delà de cet aspect qu’il a évoqué, El Fantastikoh a souligné qu’il était là aussi pour la  » finalisation de l’album  » qu’il est en train de faire avec F’Victeam. Cet opus contiendra 12 titres de 4 chanteurs et sera produit par Sony. Pour se garder en forme, il a aussi profité pour faire les freestyles dont le plus entendu reste  » Ottomatique « . Par celui-ci, El Weezya voulait  » voir comment interpeller les gens «  de sa ville, victime du phénomène Otto.

Voulant donner ses impressions sur le niveau actuel de la musique de son terroir, l’artiste a été déçu. Il déplore le copier-coller de se compères.  » L’artiste ne devient pas tel en imitant l’autre, l’artiste devient grand en étant lui « , souligne-t-il.  » Le monde n’a pas besoin de copistes. Le monde a besoin de gens qui laissent des empreintes « 

Willow Miller snobé

Dans une interview sur une chaîne YouTube locale, le musicien Willow Miller a fait sensation en comparant de  » fou  » tout celui qui le compare à El Weezya  » sur le plan musical « .  » Il n’est plus dans le jeu ces derniers temps « , avait-il ajouté. Appelant à donner son avis sur cette déclaration, El Weezya est resté dithyrambique.  » Non, je ne réagis pas. Je ne réagis pas à ce genre des choses « , a-t-il dit avant de poursuivre :  » Je n’aime pas trop individualiser les artistes. Je respecte tout le monde. Les artistes de Goma sont en train de faire bien le travail mais ce n’est pas suffisant « .

À lui d’ajouter :  » Moi je suis le seul artiste musicien de Goma qui ai sorti les autres artistes. J’ai sorti Didman et les autres. Aujourd’hui, ils sont devenus de stars  » . Il est parti loin jusqu’à faire un parallélisme entre Goma et Lubumbashi sur le plan musical.  » Il n’y aucun musicien gomatracien résidant à Goma, qui cartonne à Kinshasa contrairement aux lushois où P Son et consorts sont en vogue partout « , a-t-il lâché.  » Il n’y a que moi et Innos’B, originaires de Goma, qui évoluent dans la musique urbaine à Kinshasa « .

L’autre fait qui le dérange pour la musique congolaise dans sa globalité reste les polémiques qui, pour lui ne peuvent pas faire changer la donne.  » En aucun moment la musique a évolué grâce a la polémique dans les pays émergents sur le plan musical « , a-t-il contrasté l’interpréte de 3X Sweety.  » Au Nigeria et en Afrique du Sud par exemple, qui polémique contre qui ? Mais ici, il faut injurier quelqu’un. La musique de clash ne fait pas avancer. Chantons les gars ! « .

L’actualité oblige, El Weezya a révélé une confidence concernant le concert de Harmonize, qui s’est produit à Goma le 18 juin dernier devant plusieurs artistes locaux. El Weezya a été contacté pour participer, d’une manière ou d’une autre, à ce concert mais il  » n’était pas intéressé par rapport aux discussions. Ce n’était pas favorable « , souligne-t-il. Toute fois, El Weezya a tenu à féliciter Sisco Ragga. Selon lui, il est  » bien entouré  » et que les autres  » devront s’inspirer de lui « .

David Kasi et Jacques KYANGA

Concert Harmonize: Les artistes de Goma, analyse des performances

Ce 18 juin 2022, la ville de Goma vivait l’un de meilleurs concerts de la dernière décennie au village Ihusi à kituku. Sous la production de Deejaychi entairtenment, l’artiste tanzanien Harmonize a, pour la première fois, foulé ses pieds sous la roche volcanique. À ses côtés, neuf artistes guest dont huit de Goma et un de Bukavu avec un artiste surprise ont réussi à bercer le public venu vivre le show. De Olivier wa Bahavu à Willow Miller jusqu’au one man show à l’improviste de DD2, bienvenue au village Ihusi.

Ils étaient neuf, sans bien sûr compter l’artiste DD2 et ont réussi à offrir à Goma ce qu’il y avait de mieux à offrir sur la scène au village Ihusi. Pour des billets vendus de 5$ à 70$,sur le plan prestation,il n’y avait pas beaucoup à se plaindre, le prix en valait la chandelle pour le public malgré une sonorisation pas au top. Prévu pour débuter à 13h00′,certains détails liés à la préparation ont poussé le concert et son début jusqu’à 17 heure.Nous y voici,17 heure,Olivier wa Bahavu monte en premier sur scène après un spectacle d’humour de Henry Mubimbi.Là, nous pouvons aussi commencer avec nos analyses car chez certains de nos artistes,ça doit encore grandir.

Olivier wa Bahavu, c’était beau.

Il n’était peut-être pas attendu à ce niveau là de performance vu la nature du concert et sa tête d’affiche qui était Harmonize et son genre de musique loin de celui du maestro havu.Mine de rien,Olivier wa Bahavu en a mis plein la vue et les oreilles à ce public là.Appelant à la cohabitation pacifique et à la paix en lançant au passage un message de soutien aux FARDC comme tous les autres artistes d’ailleurs,Olivier,drapeau de la RDC le long de son corps,le tube  » Musamaha » sous une exhibition des pas de danse de son équipe avec un public qui fredonnait ses phrases,le maestro havu a fait sa part et c’était à la hauteur de sa réputation.

Lauraine MÉLODIE,les caprices techniques.

Son visage crispé après avoir passée que quelques minutes sur scène en dit long sur la rage qu’elle avait après un grand fiasco technique le moment de sa prestation.Une petite erreur technique a tout gâché à la « lionne ». Pour elle,ce sera à la prochaine.

AFRICANO, acceptable.

Après des hérésies techniques,lui,Africano,nous a encore remis sur le chemin de la musique.Avec sa belle voix qui fait toute sa différence il a encore réussi à remettre sur les bons rails la locomotive.Vous vous doutez de la grandeur de ce qu’il représente? Visionnez les images du concert et vous nous en direz des nouvelles. Avec lui,la passion débordante du public à pousser l’un d’entre eux à braver la sécurité et aller congratuler l’artiste sur scène.

Nathan SKOTTO, »mayi yake ».

Dans le jargon Gomatracien , » Mayi yake » veut dire quelque chose de beau.À l’image de sa chanson qui a fait carton,sa prestation avait aussi de quoi rendre Goma fier.Sous les lumières de la scène, l’interpréte de Boss,Binalumaka sana et Aimons-nous vivant nous a sorti un show un peu vivant. Merci Nathan.

JKM RAMBO,top performance.

S’il y a bien un artiste gomatracien qui a incarné de la grandeur,c’est JKM Rambo.Sur scène avec son équipe, il a imposé son aura sur le village Ihusi. Fort de sa voix et ses punchs en swahili dans ses textes,son live n’a eu rien à envier à personne. S’il n’est pas encore peut-être reconnu a son vrai niveau, ce 18 juin il a encore ajouter du respect à son nom.

Sisco RAGGAR,vrai « boro »

Tout était bon jusqu’à sa montée sur scène tel un fan lors de la prestation de ne suffisait que de cela pour se faire humilier par la sécurité. Il est pourtant le seul artiste pour qui on a demandé des nouvelles de la part de la team Harmonize. Venu en rock star avec une équipe costaude sous un vrai tapage de son cortège, cela a aussi était chaud sur scène avec l’interprète de « Hatu sikiyake conseil ». Prochainement il devra entendre ce conseil et éviter de monter sur scène quand c’est pas son tour pour plus de charisme d’artiste.Loin de tout ceci,il était très bon Sisco.

Vicky YM

L’artiste chanteur beatmakers protégé du label Madi pictures a pris du galon en ville de Goma.Son spectacle, c’était l’un de plus vivant pour les artistes de Goma lors du concert. Avec ses chansons qui incarne parfaitement du succès dans la musique populaire à Goma et par dessus tout sa danseuse qui twerker bouteille sur la tête,le public avait été conquis par Vicky YM.Tu lis cet article mais lors du concert tu n’étais pas là, il dirait « Unamwara » l’artiste.

Capita AMON

Son brassard de capitain sur le bras au dessus de sa veste, Capita Amon était dans une mission conquête. Venu de Bukavu juste pour ce concert,le nouveau prodige de la musique du sud Kivu avait réussi une performance irréprochable. Accompagné dans ses chansons par un public acquis en sa guise,c’est tout ce qu’il fallait pour que l’artiste réussisse.

Willow MILLER,Mi-figue mi-raisin.

C’était le guest par excellence mais la gestion de ses émotions a semblé perturbé l’homme de « kasuku » sur scène. Toujours dans la supplication du public à l’accompagner en vue d’un rapprochement avec la team Harmonize, Willor Miller n’a pas joué à la grandeur tout au long de sa prestation. Heureusement, à Goma, son nom est inscrit en gras et ses chansons se consomment à longueur des journées. Avec lui,le public a chanté.

Si les neuf guest sont juste là et leur prestation, mention spéciale à l’artiste DD2 qui par son sens de créativité avait réussi à dompter un public pourtant remonter contre certaines largesses techniques. Sans lui,l’issue de cette soirée là serait peut-être autre.

Jacques KYANGA

Culture : Gloria BASH à la conquête du grand Congo

Que des bests pour le best of the best class édition 2022, Gloria BASH fait partie de cette constellation des starlettes congolaises choisies pour cette année. Deja à kinshasa pour le compte du Nord-Kivu, toute la province aura les yeux rivés sur sa candidate au cours de ce télé-crochet de vodacom.

Par Jacques Kyanga

Elle se plaît bien à interpréter Fally Ipupa et d’autres artistes mais pourrait bien avoir un destin à la Innoss’B avec aussi, en vue, un trophée d’un télé-crochet organisé par Vodacom. Goma et le Nord-Kivu n’ont plus à s’inquiéter pour le vodacom best of the best 2022, la représentativité à Kinshasa se fera par l’une de ses artistes du moment, Gloria BASH. De chantre à l’église à interpréte des tubes à succès,la jeune dame gomatracienne met du feu sur les réseaux sociaux et a déjà conquis le cœur de plus d’un. À présent le grand défi, mettre le Congo d’accord en remportant la compétition.

Gloria en partance pour Kinshasa dans le compte de Vodacom Best of the Best

Une compétition  » pour écrire l’histoire »

Elle commence timidement cette histoire au pied du volcan Nyiragongo, mais, face à l’ascension bluffante et vertigineuse des statistiques de la chanteuse on ne peut que fléchir en disant: « chapeau l’artiste ». D’une voix apaisante dans ses interprétations qui ne laisse personne indifférent, c’est à coup d’un travail bien fait et d’un professionnalisme de haute volé que se construit cette histoire qui s’annonce radieuse.

Dans le sillage de l’artiste et dans la conscience de cette dernière à en croire ses propos après sa qualification sur ses réseaux sociaux, ils tiennent le bon coup,cette compétition sera « Pour écrire l’histoire ».

Fort de sa popularité sur les réseaux sociaux, en trois mois l’artiste est entrain de vivre un rêve éveillé. Plus de 35 000 abonnés Tik Tok,52 000 followers Instagram et 40 000 abonnés Youtube,Goma n’a jamais vécu quelque chose de tel avec un artiste,qui plus est qu’en sa phase d’éclosion. Sera-t-elle la prochaine star de Goma et du Congo à réussir via un télé-crochet organisé par Vodacom, Wait and see.

Entretien – Joséphine Ndeze : «  je vise à etre un modèle pour les jeunes filles africaines intéressées par la science et la technologie… »

Selon plusieurs études, le continent africain est considéré comme le plus dynamique en matière de technologies de l’information et de la communication, avec des taux de pénétration qui évoluent rapidement et des innovations extraordinaires mais un bémol : absence notable des femmes. En RDC, Joséphine Ndeze est l’une des actrices de la promotion en technologie chez les femmes. Interview.

Par David Kasi

Joséphine ndeze ©️ Twitter

La technologie, un des domaines ou les femmes ne sont pas très représentées en Afrique tout comme en RDC. Pourquoi tu fais partie de cette exception ? C’est quoi tes motivations ?

Fascinée par le pouvoir de la technologie à changer la vie des gens, je vise à etre un modèle pour les jeunes filles africaines intéressées par la science et la technologie et apporter mon énergie pour mettre la science et la technologie au cœur de la conversation nationale en RDC et en Afrique. Ma plus grande motivation, c’est le fait de pouvoir contribuer au développement de notre pays, de notre continent. Et de mon point de vue, le numérique est un élément capital pour le développement d’un pays, voilà pourquoi je me suis engagée en confondant ma startup UPDEV.


Un souvenir d’enfance que tu as et qui t’as poussé à œuvrer dans la technologie ?


Je n’ai pas, et c’est même la raison pour laquelle j’ai voulu apprendre à utiliser l’outil informatique, et de là à vouloir en apprendre plus sur la technologie. Je n’ai pas grandi avec des outils informatiques, et pour moi un ordinateur me paraissait toujours comme un univers que je devrais explorer à tout prix.
Grace à ta consécration au Geek Africa 2019, tu es devenue membre de l’Institute of electrical and electronics engineers, basé à New York.

Quelles sont les plus-values que cette plateforme, qui te donne accès à des informations techniques et aux opportunités de réseautage de haut niveau, a apportées dans ta carrière ?


Il y en a beaucoup. Inscription à la conférence jusqu’à 50 pourcent de réduction ( plus de 1 800 conférences organisées dans le monde chaque année ), accès à la bibliothèque numérique des membres de l’IEEE et à la bibliothèque d’apprentissage en ligne ( plus de 400 cours sur les technologies de base et émergentes ) offerts à des tarifs réduits pour les membres, 5 pourcent de réduction sur les frais d’Open Access et accès gratuit à plus de 350 livres électroniques IEEE Press via IEEE Xplore.


Tu es co-fondatrice de la startup UPDEV. Tu peux aussi nous parler de ce projet et de son but ?


Uptodate Developers est une startup œuvrant dans la promotion des nouvelles technologies de l’information et de la communication sous deux aspects : en concevant des solutions adaptées qui contribuent à la résolution des problèmes de la société et en faisant la promotion de la technologie auprès des jeunes. Nous avons à ces jours 18 employés et freelances et des projets sur trois continents différents. D’un côté, nous concevons des solutions informatiques (applications mobile, web et desktop) pour contribuer à la résolution des problèmes de la communauté. D’un autre côté, nous initions la communauté à l’utilisation de ces solutions informatiques par le biais des formations et des concours. Nous visons de construire de construire la plus grande communauté des développeurs d’Afrique.


Tu étais parmi la délégation qui a représenté la RDC à Vivatech en 2021 à Paris, une rencontre internationale de la technologie qui t’a permis encore de grandir de façon professionnelle ?


La participation au salon Vivatech 2021 m’a permis de grandir de façon professionnelle. J’ai eu à faire la connaissance de plusieurs autres startups de plusieurs coins du monde. J’ai vu des solutions et des idées de startups fascinantes. J’ai pris conscience à quel point les startups de la RDC ont encore beaucoup d’effort à fournir pour atteindre le standard des startups des autres pays, des autres continents. Enfin, toutes ces découvertes n’ont fait qu’augmenter ma passion de travailler encore plus pour façonner ma startup UPDEV.


Quels sont tes rêves de carrière ?


Mes rêves de carrière n’ont pas de limites, plus j’évolue plus ils évoluent également. Néanmoins, mes rêves s’allient à la vision d’UPDEV qui est celle de construire la plus grande communauté des développeurs d’Afrique. Une vision symbolisée par le nom de la startup « Développeurs à jour » et de l’ampoule dans le logo qui se veut etre la lumière qui dirige les autres vers le futur de la technologie.