Depuis l’apparition du Covid 19, et surtout la troisième vague avec le variant Delta, la population congolaise a fait plus recours à la médecine traditionnelle pour contre le virus. Malgré cette effervescence de la MTR, la médecine moderne est beaucoup mis en avant dans les hôpitaux. Ce deux sortes de médecine ont beaucoup à apprendre l’une de l’autre en dépit de leurs différences.
Par David Kasi
Comme chaque le 31 Août, il y a deux ans, le monde a célébré la journée africaine de la médecine traditionnelle. À cette occasion, il s’est tenue à Goma, ville située à l’Est de la République Démocratique du Congo, une conférence débat sur le renforcement du rôle de la médecine traditionnelle dans le système de santé du Nord-Kivu.
Dans cette conférence où tradi praticiens, docteurs de profession et pharmaciens ont pris part, on a souligné l’historique de MTR. Pendant des millénaires, des malades à travers le monde ont été soignés à l’aide de médicaments à base de plantes et de matière animale transmis de génération en génération.
En Afrique et en Asie, 80% de la population continue d’utiliser des médicaments traditionnels plutôt que des médicaments modernes pour les soins de santé primaires. Cette tendance n’est pas indemne. Selon une enquête menée au début de cette année, la médecine traditionnelle a commencé à être populaire dans les pays développés. L’enquête a stipulé aussi que 74 % des étudiants américains en médecine pensent que la médecine occidentale aurait intérêt à intégrer les thérapies et pratiques traditionnelles ou alternatives.
» C’était impérieux et obligatoire même que les deux médecines puissent collaborer pour trouver un terrain d’attente « , a d’ailleurs martelé Justin Mwamba, docteur généraliste à la Maison d’Artemisia à Goma, organisatrice de la conférence. Il ne s’est pas arrêté par là sans donner une recommandation : » À l’organisation mondiale de la santé, je recommande vraiment qu’elle donne encore de valeur égale aussi à la médecine traditionnelle qu’à la médecine moderne. S’il s’agit de financements, s’il s’agit de l’accompagnement, que l’organisation mondiale puisse aider les deux « .
Artemisia, exemple de réussite de la médecine traditionnelle
Tout au long des échanges, une seule plante était au centre de l’attention : L’Artemisia. L’artémisinine extrait de l’Artemisia annua et absinthe chinoise sucrée constitue la base des médicaments les plus efficaces contre le paludisme mis au point à ce jour.
Cela fait que 40 ans que la médecine occidentale a pris connaissance de cette plante bien qu’elle était déjà utilisée depuis bien longtemps par les chinois dans le traitement du paludisme. En 2004, l’OMS a régulé son utilisation partout dans le monde.
Selon l’orateur de la conférence, Justin Mwamba, l’artémisinine s’avère très efficace contre d’autres maladies et a prouvé qu’elle possède un immense potentiel pour leur traitement.
Quant à Justin Bahati, tradi praticien, au-delà d’être efficace, la médecine traditionnelle est à moindre coup et son utilisation est simple. Il a profité de l’occasion pour donner les astuces d’utilisation : » Souvent, moi j’utilise l’Artemisia séché. On prends 35 grammes de la plante, on les met dans un litre d’eau bouillie et puis ont fait l’infusion pendant 10 à 15′. On consomme ce 1 litre pendant 7 jours et on est guéris de la malaria « .
Lors de cette journée du 31 Août, la directrice régionale de l’OMS, madame Matshindiso Moeti, a reconnu que les générations, la grande majorité de la population africaine compte sur la médecine traditionnelle qui constitue la source principale à la quelle cette population recourt pour combler ses besoins en soins de santé, car il est reconnu que la médecine traditionnelle est fiable, acceptable, d’un prix abordable et accessible.
De votre côté, en la quelle sorte faites vous confiance ?